Roland Gaebler a un extraordinaire enthousiasme et une vision ouverte de notre sport malgré son engagement.

Je vous propose donc des morceaux choisis de son compte-rendu de Santander:

« Les tests nous ont permis de sortir un peu de notre boîte et de nous ouvrir »

« C’est l’un des meilleurs endroits pour faire de la voile . Installations superbes, les plages et  la neige sur les montagnes. Un des paysages les plus beaux de la voile. Fantastico!Il nous a manqué du vent fort et des grosses vagues pour tester le matériel à la limite. Mais il était bon d’avoir les réactions des marins sur le Tornado. Ils nous ont donné de bon commentaires ce qu’ils aiment et ce qu’ils aiment moins. Nous étions intéressé surtout par les commentaires féminins. Certaines  se sont bien adaptés gagnant même une course devant nous (NDLR: vraisemblablement la paire française Le Berre à la barre, Arnaud Jarlegan équipier). Pour certaines la charge de l’écoute de spi ou de grand voile était trop importante. Passer de 1:1 à 1:2 pour le spi et de 1:8 à 1:12 pour la GV est un episte que nous allons travailler avec nos partenaires Harken et Ronstan. »

« Fernando Leon Champion Olympique à 85 kg n’a pas pu courir car son équipière faisait 73 kg… »

Je tiens à le dire en termes très clairs: Si nous nous retrouvons avec un F16, nous aurons alors des équipages ultralégers (environ 120kg) à Rio de Janeiro, où est prévu un vent léger (NDLR: sacré météo…).  Cela signifie la plupart des équipes mixtes actuels peuvent oublier leur rêve Olympique. Ce défi mixte peut se terminer par un désastre pour notre sport aux Jeux Olympiques.

Aussi ce que je tiens à souligner est que je ne supporte pas exclusivement le  Tornado . Vous pouvez prendre un F18 léger (comme le projet Phantom ou un Wild Cat carbon ou toute autre hitec F18) ou le nouveau Nacra 17 (ce qui n’est pas loin d’un F18). Mais s’il vous plaît pas un F16. Ces bateaux sont parfaits pour les Jeux olympiques de la jeunesse et tous les programmes  jeunes.  C’est ce que j’ai dit à Carolijn et Darren il y a un an: nous devrions travailler ensemble. F16 pour les jeunes, F18 pour les grandes flottes, F20 (Tornado) pour les Jeux Olympiques.

Sérieux, (très) expérimenté, amoureux du catamaran de sport sont les trois caractéristiques de Don Findlay. Le très british président du comité technique, ancien prof. d’université, connaît parfaitement la classe F18 internationale dont il a été la cheville ouvrière en tant que secrétaire général. Il a publié depuis le début de l’année trois textes complémentaires.

Le premier est d’ordre général, il rappelle les principes qui ont fait  le succès de la F18: simplicité, catamarans équivalents, développement sous contrôle, ce qui permet aux régatiers de s’exprimer et de s’amuser avec comme objectif le contrôle des coûts. Le second est le rapport d’activité du comité technique, le dernier a été publié hier. Je vous en propose ci-dessous une traduction.

« Malgré tous les discours, Blogs et forum, en grande partie incorrects, le Conseil Mondial, Le Président, le Secrétaire Général, d’autres, avec des vues différentes, travaillent pour essayer de conduire certaines situations complexes vers une issue satisfaisante.

Puis-je encore une fois réaffirmer les faits.

À plusieurs reprises au cours des dernières années, les membres du Conseil ont déclaré qu’ils ne voulaient pas de « coques peintes » au sein de la classe. De toute évidence certains faits sont contestés, quant à savoir si la peinture va ajouter des coûts et d’améliorer les performances ou non. Devant cette absence de consensus, le Conseil a demandé d’avis de scientifiques parmi les plus expérimentés dans le domaine pour donner un avis ayant autorité. Reste à recevoir cette étude.

Diverses tentatives ont été faites pour réunir les constructeurs de bateaux, avec des vues divergentes qui ont interprété les règles de l’art de différentes manières, mais elles n’ont pas abouti à aucun résultat pour le moment. L’ISAF est appelé à se prononcer sur C.7.2, «l’entretien de routine » et de décider si la coque nue,  peinte avant ou après la livraison à l’utilisateur final est «de routine». Ce qui va  clairement à l’encontre de l’intention de la règle,  l’ISAF tranchera. Ce qui constituera un éclaircissement des règles et non pas un changement de règle, par conséquent, il peut devenir affectif immédiatement.

L’ISAF  par courtoisie commune, échange bien évidemment avec des organismes commerciaux qui souhaitent changer les règles pour un gain financier, mais l’ISAF est seulement influencé par les associations de classe et les autorités nationales.

Le Conseil est invité une fois de plus à exprimer son avis. Un questionnaire est sorti récemment (NDLR: fait par le président de la classe internationale Olivier Bovyn), qui reprend les questions relatives aux revêtements de coque et de la construction des voiles.  Une fois que ces résultats seront reçus, dans un délai d’une semaine un projet de modification, si nécessaire sera  envoyé aux membres du Conseil, puis après leur approbation (NDLR: vote des membres), un passage par l’ISAF pour la confirmation formelle de tout changement qui pourraît éventuellement être fait. Ces dernières semaines, un sérieux effort a été produit, pour contrôler chacun des trous de jauge mineures qui ont été exploitées.

La liste de tissus des voiles est à l’étude, il s’agit de prendre en compte les évolutions techniques et de coût de cette industrie d’ici 2013. Les modifications qui sont apportées iront au Conseil plus tard cette année. Ce qui permet d’écouler les stocks détenus par les fabricants de voiles, et de sécuriser les achats des marins, ce délai relève de l’ éthique de la  F18.

Une des grandes réussites de la Formule 18 repose sur le travail commun des fabriquants et voiliers dans l’intérêt même de la F18. Temps, d’énergie, un ensemble de compromis et de diplomatie ont été nécessaire pour construire cet équilibre . Il est à espérer que ces comportements de coopération seront d’actualité, à nouveau, pour chacun des constructeurs.

Que tous les pratiquants de F18 qui ont des commentaires à faire, s’adresse SVP à leurs associations nationales. S’épancher sur internet  peut être intéressant pour certains, mais ne fait pas avancer les discussions d’une manière démocratique. Les excès de langages ne font qu’empirer les choses. Les élus des associations nationales passeront les commentaires au Conseil Mondial, qui est l’organe décisionnel.

Don Findlay.Président du Comité technique F18. »

Sur le dernier paragraphe, j’espère que CataMag.fr est  à la hauteur ;-)

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